À retenir
- Un manque d’os se mesure par imagerie, il ne se déduit pas d’un examen visuel
- Une greffe osseuse allonge le parcours de plusieurs mois
- D’autres solutions existent si la greffe n’est pas souhaitée ou pas indiquée
Pourquoi le volume osseux compte
L’implant a besoin d’être entouré d’os
Un implant doit être stabilisé dans un volume osseux suffisant, en hauteur comme en épaisseur, et à distance des structures anatomiques voisines : sinus au maxillaire, nerf alvéolaire à la mandibule.
Lorsque ce volume est insuffisant, poser un implant malgré tout exposerait à un résultat incertain. L’évaluation préalable n’est donc pas une précaution administrative, mais une condition de faisabilité.
Pourquoi l’os diminue
L’os qui entourait une racine se remodèle après l’extraction de la dent. Ce phénomène est naturel et progressif : plus l’absence est ancienne, plus le volume disponible a pu se réduire.
Une maladie parodontale, une infection ancienne ou le port prolongé d’une prothèse amovible peuvent également influencer l’état des tissus. Cela explique pourquoi la même dent absente ne pose pas les mêmes questions selon la personne et l’ancienneté.
Comment le manque d’os est évalué
L’imagerie tranche, pas l’impression clinique
Une radiographie panoramique donne une vue d’ensemble mais ne renseigne pas sur l’épaisseur. Lorsque la question se pose réellement, une imagerie en trois dimensions permet de mesurer le volume disponible et de situer les structures voisines.
Cet examen n’est pas systématique : il est demandé lorsqu’il répond à une question précise et qu’il peut modifier la décision. Ses résultats sont commentés avec vous, images à l’appui.
Ce qu’implique une greffe osseuse
Un acte supplémentaire, avec son propre délai
Une greffe consiste à reconstituer du volume dans la zone concernée. Selon l’importance du déficit, elle peut être réalisée en même temps que la pose de l’implant ou lors d’une intervention préalable.
Dans ce second cas, une période de cicatrisation est nécessaire avant d’envisager l’implant, ce qui allonge le parcours de plusieurs mois. Ce délai doit être intégré à votre calendrier dès la planification.
Bénéfices attendus et limites
Une greffe peut rendre possible un traitement qui ne l’était pas. Elle comporte, comme tout acte chirurgical, des suites et des risques qui vous sont exposés au regard de votre situation.
Son résultat ne peut pas être garanti à l’avance. Le tabagisme, l’état des gencives et la santé générale font partie des éléments qui influencent la cicatrisation et sont donc évalués en amont.
Si la greffe n’est pas la bonne voie
D’autres options restent ouvertes
Une greffe n’est ni obligatoire, ni toujours indiquée. Refuser cette étape, ou constater qu’elle n’est pas pertinente dans votre cas, ne referme pas le dossier.
Selon la zone concernée et vos priorités, un implant positionné différemment, un bridge, une prothèse amovible ou l’absence de remplacement peuvent être rediscutés. L’objectif reste de trouver une solution tenable pour vous, pas d’imposer un protocole.
Questions fréquentes
On m’a dit que je n’avais pas assez d’os : est-ce définitif ?
Pas nécessairement. Cela dépend de l’importance du déficit, de sa localisation et de votre situation médicale. Une imagerie permet de mesurer précisément ce qui est disponible avant de conclure.
Une greffe osseuse est-elle douloureuse ?
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale. Les suites varient selon l’étendue du geste et les consignes post-opératoires vous sont expliquées à l’avance.
Combien de temps faut-il attendre après une greffe ?
Lorsque la greffe précède la pose de l’implant, plusieurs mois de cicatrisation sont généralement nécessaires. Le délai exact dépend du type de greffe et de son évolution, vérifiée lors des contrôles.
Puis-je refuser la greffe ?
Oui. Votre consentement est requis à chaque étape. D’autres solutions de remplacement peuvent alors être examinées, ou l’abstention discutée en connaissance de cause.
Le tabac empêche-t-il une greffe ?
Le tabagisme influence la cicatrisation des tissus et le pronostic. Il n’interdit pas nécessairement le geste, mais il est pris en compte dans l’évaluation et dans les explications qui vous sont données.
Faire évaluer précisément le volume osseux disponible
Un bilan avec l’imagerie adaptée permet de savoir ce qui est réellement possible, plutôt que de rester sur une réponse générale.
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